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Histoire et Géographie
Le blog d’histoire-géographie de Jérôme Bouffand
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Les territoires dans la mondialisation
Article mis en ligne le 16 août 2018

par jbouffand
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Etude de cas : une ville mondiale

Londres, une ville mondiale

Définition d’une ville mondiale

Ville mondiale:

Une ville mondiale est une métropole dont l’influence politique, économique et/ou culturelle s’étend à l’échelle de la planète grâce aux nombreux facteurs de puissance qu’elle abrite (institutions politiques, sièges de FTN et de grandes bourses, musées...).

Londres correspond aux critères d’une ville mondiale

Il faut montrer que Londres concentre des facteurs de puissance politique, économique, culturelle et scientifique au rayonnement mondial.

A savoir :
- Londres, capitale politique : place du Royaume-Uni à l’ONU, dans l’OTAN, le Commonwealth
- Londres, place culturelle et scientifique : Bristish Museum, Oxford, Cambridge,...
- Londres, métropole économique et financière : bourse de Londres, marché des matières premières (métaux, produits agricoles, pétrole), devises,... Connaître quelques FTN londoniennes (BP, Barclay’s,...)
- Londres, un carrefour mondial (aéroports, port, Eurostar)

Les conséquences sociospatiales de l’intégration dans la mondialisation

L’impact du statut de ville mondiale sur le tissus urbain

Des quartiers de la ville sont profondément transformés par l’intégration de Londres à la mondialisation.

A savoir :
- La City
- Docklands
- London Bridge Quarter

La population cosmopolite d’une ville mondiale

A savoir : Un ordre de grandeur de la part des étrangers dans la population londonienne, un aperçu de leurs origines (Europe et ancien empire colonial)

Inégalités et ségrégation socio-spatiale à Londres

L’intégration à la mondialisation a des effets contrastés sur l’espace londonien. D’un côté, le niveau de revenus de la population est nettement plus élevé que celui du Royaume-Uni. D’un autre côté, seule une partie de la population en bénéficie tandis que le reste souffre d’une précarisation croissante.

A savoir :
- Connaître les inégalités entre le centre et la périphérie (Inner et Outer London), entre l’Est et l’Ouest (East End, West End)
- Des exemples de quartiers gentrifiés : Docklands, Canary Wharf

Des territoires inégalement intégrés à la mondialisation

Intégration:

L’intégration est le fait de fonctionner comme un seul système unifié, avec pas ou peu de barrières économiques (douanes) ou spatiales (absence de réseau de transport cohérent).

A l’échelle mondiale, une forte intégration à la mondialisation

Une domination encore nette de la Triade

Les espace faisant partie de la Triade exerce une domination sans égal sur l’ensemble de la planète.

A savoir :
- Les espaces de la Triade : Amérique du Nord, Europe de l’Ouest, Asie de l’Est
- Ses facteurs de puissance : concentration de bourses, de FTN, d’instituts scientifiques et culturels,...
- La puissance politique de ces pays dans les institutions internationales (ONU,...)
- L’importance de l’OTAN, regroupant deux des trois pôles de la Triade

La montée des pays émergents

Certains pays connaissent une montée en puissance qui leur permet de jouer un rôle toujours plus important dans le monde.

Les espace faisant partie de la Triade exerce une domination sans égal sur l’ensemble de la planète. A savoir :
- Des exemples de pays émergents, en particulier parmi les Tigres et les BRIC
- Le poids de ces pays dans le monde aujourd’hui
- Le rôle particulier de la Chine

Des Etats en marge : les Pays les Moins Avancés

A savoir :
- Les critères qui permettent de définir un PMA (économie, démographie, situation politique,...)
- Leur localisation
- Quelques noms de PMA

L’exemple du continent américain : une même distinction entre espaces en marge et espaces intégrés

L’étude de l’inégale intégration peut se faire à l’échelle d’un continent.

Un continent polarisé par deux puissances inégales

Le contient américain est un véritable échantillonage de la mondialisation, présentant un pôle de la Triade (Etats-Unis), un pays émergent membre des BRIC (Brésil), de nombreux pays en développement à la situation souvent difficiel et parfois mal intégrés à la mondialisation, et même un PMA (Haïti).

Des inégalités d’intégration au sein des Etats

A l’échelle d’un pays, une même inégale intégration apparaît.

Exemples pouvant être développés :
- Le Mexique : inégale intégration du nord et du sud du pays
- Le Brésil : inégalités d’intégration nord/sud et littoral/intérieur

Les métropoles : des espaces hétérogènes

On peut également passer à l’échelle des métropoles pour poursuivre l’étude de l’inégale intégration des territoires à la mondialisation.

Des espaces métropolitains bien intégrés à la mondialisation

A savoir :
- Des exemples de quartiers liés à la mondialisation dans différentes métropoles du monde : la City (Londres), la Défense (Paris), Moskva City (Moscou), Pudong (Shanghai),...

Des espaces en marge de la mondialisation au coeur des métropoles

A savoir :
- Des exemples de quartiers ne bénéficiant pas de la mondialisation dans différentes métropoles du monde : East End (Londres), les banlieues en difficultés de Seine Saint-Denis (Paris), Dharavi(Mumbaï),...

Les enjeux géopolitiques des espaces maritimes

Des espaces à l’importance croissante dans un contexte de mondialisation

Les espaces maritimes, lieu d’activités économiques à l’importance toujours croissante

Il faut connaître les grandes évolutions de la flotte mondiale : tonnage total, capacité des navires, principaux armateurs.
Il faut montrer l’évolution du commerce maritime pour mettre en valeur son importance.


- Principaux armateurs : Maersk, MSC, CMA-CGM

Quelques ordres de grandeur :
Depuis 2000 :

- la capacité de la flotte mondiale a doublé
- la capacité des plus grands porte-conteneurs a quintuplé
- le volume des marchandises transportées par bateau a augmenté de moitié
- Aujourd’hui, les 4/5e des marchandises utilisent le transport maritime

Pour ne pas se perdre dans le vocabulaire maritime :
Un navire a un propriétaire, un armateur et un pavillon.
- Le propriétaire : c’est évidemment la société à qui appartient le navire
- L’armateur : c’est la société qui équipe le navire et le fait naviguer (rien n’empêche un armateur d’être également propriétaire de navires)
- Le pavillon : c’est le pays dans lequel le navire est immatriculé, qui est annoncé par le drapeau flottant sur le navire (pavillon). Le navire dépend des lois de son pays d’immatriculation (sécurité, protection de l’environnement, droits de l’équipage,...)

Les flux maritimes dessinent une ensemble d’axes et de passages stratégiques

A savoir :
- Les principales façades maritimes mondiales (Est des Etats-Unis, Ouest de l’Europe, Est de l’Asie) reliées évidemment par les principales routes maritimes
- Quelques passages stratégiques : détroits (Pas de Calais, Gibraltar, Malacca) et canaux (Suez, Panama)
- Quelques ports majeurs (Rotterdam, Singapour, Ningbo,...)

Une convoitise croissante sur les ressources maritimes : l’exemple des hydrocarbures

Alors que les ressources terrestres sont globalement connues et exploitées, les ressources maritimes restent encore peu connues et peu exploitées et elles sont un enjeu majeur. Leur exploitation est le reflet de l’organisation politique et économique du monde actuel (rôle des FTN de la Triade et des BRIC).

Les grandes puissances accroissent leur contrôle des espaces maritimes

A savoir : Les principaux exemples de cette partie vont tourner autour de la Chine :
- Exemples de conflits pour le contrôle des océans : les îles Spratlys, les îles Senkaku (Diaoyutai)
- Le "Collier de Perles" chinois

Le développement de l’exploitation des ressources maritimes accroît le besoin de contrôle des Etats sur les espaces océaniques

Le contrôle des ZEE est devenu un enjeu majeur pour les Etats (cf article "Qu’est-ce qu’une ZEE ?", même rubrique). Des tensions et des conflits éclatent pour le contrôle de petits îlots permettant d’élargir les ZEE.

Assurer la sécurité des routes maritimes : l’exemple de la Chine

De plus en plus dépendante du commerce extérieur pour son développement économique, la Chine développe une marine de guerre pour sécuriser ses routes maritimes et revendiquer une plus vaste ZEE.

Une course aux armements navals

Les pays émergents, qui jusqu’à présent n’avaient pas ou peu de puissance navale, développent leurs flottes de guerre et remettent partiellement en cause les équilibres géopolitiques des espaces maritimes.